[ L’AUTRE TOUR DE FRANCE ]

France, 2015 - (en cours)

16 stades de football et leurs buvettes : c’est le multiplex culinaire
qui se donne à voir dans les photographies qui suivent.

Du Roazhon Park des pros du Stade Rennais et leurs emblématiques
galettes-saucisses jusqu’aux parts de socca des snacks ambulants
de l’Allianz Riviera niçois, en passant par la friterie du club amateur
du Vendée-Poiré-sur-Vie-Football, le comptoir et la bière sans alcool
du FC Lorient, ou le stand de merguez de l’Église de Sainte-Jeanne-
de-Chantal proche du Parc des Princes, cet Autre Tour de France
proposé documente ce que les supporters mangent et boivent
avant, pendant, et après les matches.

Moments choisis au milieu des food trucks à l’ancienne, où mini-
fourchettes et odeurs de graillon côtoient bâches photoshopées
et fans qui s’essuient la bouche. Avec leur écharpe du club, forcément.

Portfolio : cliquer ici

Extrait ci dessous

       

Le cours de la petite barquette de frites tourne autour de 2€ en France, contre 4€ pour la grande. Parfois faites-maison, souvent achetées congelées et déjà pré-coupées, occasionnellement cuites dans de la graisse de boeuf, et de temps à autres à terre, comme ici à Caen devant le Stade Michel d’Ornano.

       

Fondée en 1969, Friterie Sensas est une institution dans le Nord de la France,
et tout particulièrement pour les supporters du RC Lens.

Jean-Paul Dambrine - son emblématique fondateur rendu célèbre par le film
Bienvenue chez les Ch’tis - est lui-même présent les soirs de match au Stade
Bollaert Delelis à servir frites-à-la-graisse-de-boeuf, fricadelles et autres kebabs
à ses clients.

Ses baraques à frites sont également présentes autour du Stade Pierre Mauroy
du Lille OSC, comme ici une après-midi de janvier 2015.

       

Un supporter du Lille OSC et sa barquette de frites, devant le Stade Pierre Mauroy de Villeneuve d’Ascq, en janvier 2015.

            

Spécialité culinaire phare des snacks et supporters bretons en général, du Stade Rennais tout particulièrement : la galette-saucisse. Nature pour les plus tradis, avec moutarde voire oignons et fromages pour les autres, le “hot-dog armoricain” se vend autour de 2,50€ aux abords du Roazhon Park (Rennes).

Un chant “Galette-Saucisse je t’aime”, un livre du même nom, et un article (à lire ici) expliquant comment elle est devenue l'emblème culinaire de toute une région sont à signaler.

       

Un jeune supporter du Stade Rennais et sa galette-saucisse, devant le Roazhon Park, avant un match de ses couleurs face à l’AS Saint-Étienne en janvier 2015.

       

Des patates Prince de Bretagne prêtes à être réduites en frites par Dominique et son équipe du stand Chez Pépère sur le parvis du Stade de La Beaujoire à Nantes. Une véritable marque de fabrique qui s’affiche sur le camion blanc surmonté d’un drapeau vendéen de ce snack, l’un des 18 sur lesquels peuvent compter les supporters du FC Nantes.

       

Un supporter de l’AS Saint-Étienne mangeant son sandwich devant le stade Geoffroy-Guichard, en mars 2015.

       

D’après une étude de 2019 menée par Le Parisien (accessible ici) qui a jeté un oeil sur les prix pratiqués par les snacks des stades des clubs de Ligue 1 (saison 2018/2019), le sandwich le plus cher se trouve du côté du Parc des Princes (5,20€) et le moins cher au Matmut Atlantique des Girondins de Bordeaux (3,50€). Quant aux sodas, l’écart varie de 4,50€ à la Meinau du RC Strasbourg, contre 2€ au Roudourou de l’EA Guingamp.

       

Incontournable des snacks de stade en France, l’Américain - généralement composé d’un steak haché, de frites, de sauce ketchup ou mayo le tout enfermé dans un pain baguette tranché - se monnaye autour de 5-6€. La fourchette - idéale pour ne pas se salir les doigts en plus du sopalin - est-elle offerte.

Ici un sandwich Américain assorti aux couleurs du FC Nantes et de l’un de ses supporters, en août 2015 aux abords du Stade de La Beaujoire.

       

Christian, maître-grilladin du Stade Bauer (Red Star FC) pendant 3 ans - avec 800 merguez vendues en moyenne par match - et désormais derrière les friteuses du club depuis septembre 2020.

Il confiait en 2018 au sujet de ses merguez : « Je tâche de les faire cuire pendant dix à quinze minutes sans qu’elles soient trop grillées. Je suis vigilant aux flammes pour qu’elles ne soient pas carbonisées. Quand je sens que c’est le moment, je les sors de la grille pour les aligner dans un plat recouvert d’un alu. » (article à lire ici)

            

Les clubs de foot amateurs font souvent appel à des bénévoles pour tenir les points snacks de leur stade, en particulier lors d’événements majeurs pour eux comme des matches de Coupe de France. Ici au Stade de l'Idonnière du Vendée Poiré-sur-Vie Football en janvier 2017, lors du 16ème de finale de l’équipe locale face au RC Strasbourg.